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We Art 51 démocratise l'Art

Bonjour Olivier. Peux-tu te présenter ?

Après 25 ans de créativité en agence de communication en tant que Concepteur-Rédacteur (le spécialiste des mots qui travaille de concert avec des Directeurs Artistiques, qui eux sont les spécialistes des images), j’ai eu envie à 51 ans de tourner la page en faisant de ma passion pour l’Art Contemporain et la culture de l’image, ma nouvelle priorité.

L’objectif que je m’étais donné, c’était de rendre tout ça accessible au plus grand nombre … car jusqu’alors, l’Art Contemporain n’était malheureusement réservé qu’à une élite et je ne voulais surtout pas y croire.

Qu’est-ce que We Art 51 ? Est-ce une galerie d’art traditionnelle ?

We Art 51 est un tout nouveau concept qui permet à tout un chacun de pouvoir accéder à moindre coût, à une œuvre originale d’un artiste contemporain.

Cette idée, je l’ai développée pendant 1 an au sein de l’incubateur Louvre Lens Vallée (pôle numérique culturel de la communauté d’agglomérations Lens Liévin) et c’est la veille du premier confinement que j’ai décidé de lancer mon activité. D’abord sous la forme d’un site vitrine qui très vite s’est transformé en site marchand, permettant en toute simplicité de se porter acquéreur d’une œuvre (presque) unique réalisée spécialement pour We Art 51.

We Art 51, n’est pas donc une galerie d’art comme les autres. Ce que je souhaite, c’est bouleverser les codes en devenant démocratiseur d’Art Contemporain, avec le concours d’artistes qui partagent cette même envie de faire bouger les lignes dans leur univers.

Quelle est la mécanique ?

Co-working, co-living, co-branding... la mutualisation des coûts permet de réduire considérablement les investissements de chacun. Partant de ce principe, je négocie auprès d’un artiste contemporain une œuvre spécifique dont je fais réaliser 50 reproductions de très belle facture généralement en sérigraphie ou en tirage d’art. Sur mon site internet, je commercialise les 50 exemplaires, tous numérotés et signés de la main de l’artiste. En soi, les reproductions sont des œuvres (presque) uniques car réalisées en série très limitée. Elles sont accessibles à tous, mais il faut quand même faire vite, puisque seulement 50 amateurs auront la possibilité de s’en porter acquéreur. Cette notion d’urgence apporte au concept un petit côté ludique mais aussi la satisfaction de posséder soi-même un véritable objet d’Art avant les autres ! Une fois les 50 exemplaires vendus, un tirage parmi l’ensemble des acheteurs déterminera le gagnant de l’œuvre originale pour le prix de sa reproduction. En plus de la notion d’accessibilité économique, j’ai voulu donner à mon projet une dimension sociale en faisant réaliser 5 exemplaires supplémentaires signés également par l’artiste, mais numérotés de façon différente, destinés à un hôpital, une association ...

Démocratiser l’Art Contemporain et innover dans un univers très clivé était pour toi une évidence ?

Bien évidemment, ce que je voulais avant tout c’était ouvrir le champ des possibles à la fois aux artistes en leur donnant une autre visibilité, et à un public élargi en lui donnant la possibilité de s’approprier des œuvres … dans le sens littéral ! Internet et la foultitude de réseaux sociaux ont permis d’ouvrir de nouvelles fenêtres sur des mondes inconnus mais pas forcément d’y entrer ! Moi j’ouvre les portes de ces mondes pour y faire rentrer des gens qui ne pensaient pas à en être dignes.

Quels artistes participent à We Art 51 ?

Les deux premiers artistes qui ont décidé de me faire confiance sont Thomas Van Hecke et Mister P. D’ailleurs les œuvres originales qu’ils avaient réalisées spécifiquement pour We Art 51 viennent tout juste d’être remportées par leur nouveau « propriét’ART». Très vite d’autres talents comme Quentin DMR, Camille Douchet alias OUROBOROS et Michel Pietsch alias CREN sont venus compléter mon « artlist ».
Dans la foulée Simon Warocquier alias VAROC et Romain Le Liboux alias ËRELL ont décidé de rejoindre le mouvement. Plus j’avance dans ces collaborations avec des artistes et plus ma satisfaction grandit.

Un message à faire passer en 2021 …

We Art 51 … et en ce moment, nous sommes plus que jamais des milliers à vouloir de la nouveauté, du changement, de la beauté, de l’évasion, de la liberté : alors faisons de la démocratisation de l’Art , une œuvre commune ! Oui, je sais, ça sonne comme une accroche publicitaire, mais c’est tellement ce que j’ai envie de faire…

 

Il y a t-il des messages derrière chaque oeuvre ? Tes créations sont très poétiques ...

En effet, j’espère délivrer un message à chaque fois, c’est arrogant mais c’est sûrement le propre de l’artiste. 

Parfois je m’attarde plus sur le sentiment de la photo, l’idée qui en ressort ou l’attitude qui s’en dégage. En ce sens j’accentue le regard, la perspective et y incorpore des mots, comme un sous titre. J’aime l’idée de corréler l’art visuel et auditif. Encore une fois c’est grâce aux réseaux sociaux et à la visibilité qu’ils m’apportent que j’ai pu décrocher ces contrats. Les marques sont très présentes sur les réseaux pour être au plus près de la tendance et prendre les idées là où elles sont. Aujourd’hui c’est un cercle vertueux, le fait d’avoir travaillé avec elles m’ouvre de nouvelles portes

 

Quels sont tes futurs projets ? 

Le plus ambitieux est de rester créatif et ouvert aux opportunités. Concernant les autres, il y aura le lancement du site Internet, des T-shirts GFL et la réalisation d’un court-métrage dans lequel je jouerai.

 

Un message à faire passer en ce début d’année ?

Je citerai mes 3 convictions : L’art est partout, la beauté est universelle et la différence est belle.

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