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Kasiq JungWoo, jeune illustrateur coréen

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Kasiq Jungwoo. Je suis illustrateur utilisant principalement l’aquarelle, basé à Séoul en Corée.

Vos œuvres sont très légères, poétiques, authentiques. Comment définiriez-vous votre art ?

Comme vous l’avez dit, mes œuvres sont légères, pas si profondes… peut-être «pures» en d’autres termes. Je pense que le public peut facilement s’approprier mes œuvres. Pour moi, la peinture est une sorte de jeu. Mon but simple et pieux de peindre une belle œuvre en premier lieu s’est rapidement transformé en quête de sens. Je souhaitais traduire mes propres sentiments en les posant sur papier, avec mes humeurs du moment. D’un loisir, la peinture est devenu mon métier. 

Quelles sont tes références ? Quel est ton univers ? 

J’adore Haruki Murakami. Même s’il est écrivain, je le respecte profondément pour son attitude et sa sincérité en tant que créateur. Son style d’écriture n’est jamais ennuyeux, ni provoquant. C’est ce que j’essaye de faire dans mes créations et ma façon d’être. Certains peuvent commencer à travailler après avoir défini le sens du travail à l’avance. Moi non, je veux plutôt trouver le sens dans le processus de création. Je pense que la raison principale est que j’aime ce que je fais. J’apprécie le moment où je peins et ensuite me délecter de mes œuvres. Cela a toujours été un plaisir de dessiner les yeux, les visages et les sourires attrayants des modèles mais j’aime par-dessus tout le processus. C’est comme entrer dans un état second, une sorte de frénésie propre à l’artiste. Je peins parce que j’aime profondément peindre, c’est une exaltation de mon âme. 

Tu as collaboré avec de nombreuses marques et artistes internationaux. Comment se sont déroulées ces collaborations ? 

J’apprécie en quelque sorte de vivre à cette époque où vous pouvez montrer votre travail au public via Internet, même si vous n’êtes « personne ». C’est un espace d’exposition gratuit pour nous, où chacun à sa place et a l’opportunité de conquérir le monde. Nombreux de mes clients m’ont trouvé ainsi. Mon premier grand projet fut avec les grands magasins italiens Rinacente, où j’ai pu collaborer avec Scott Schuman, photographe et créateur du blog The Sartorialist. C’est lors de cette collaboration que j’ai pris conscience que mes œuvres s’adaptaient très bien à l’univers de la mode. Par la suite, j’ai approfondi mon nouveau style de peinture jusqu’à créer la pochette de l’album d’Ed Sheeran
( Divide ), une expérience incroyable. D’autres groupes internationaux m’ont contacté, tels que LVMH et FORBES. J’ai eu la chance de pouvoir saisir ces opportunités.

Quels sont tes futurs projets ? 

Vivre l’instant présent ! Partant du principe que je suis heureux, peut-être que je travaillerais un peu plus, peut-être que je passerais plus de temps avec ma famille, peut-être que je prendrais plus de temps pour moi... Je me laisse porter par la vie sans me fixer de grands objectifs. Je vis bien plus heureux ainsi. 

Un message à faire passer en ce début d’année ?

2020 a été une année très difficile pour tous les individus à travers le monde. J’ai bien peur que cette année ne soit plus ou moins la même. Néanmoins, nous surmonterons cette crise en tournant le regard vers les autres plutôt que de se focaliser sur notre propore inconfort. En agissant ainsi, nous en sortirons tous grandi. 

 

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